Votre avis sur mon livre

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Votre avis sur mon livre

Message  GIBUS le Jeu 1 Mai - 19:16

Bonjour à tous

Merci de m'avoir donné votre avis pour mon projet de livre sur le poste budget,

C'est  très encourageant ! bounce 

Pour résumer, en fait, il s'agit de petites histoires  (bien sûre un peu romancé) que j'ai réellement vécu et pour me passer le temps je les ai écrit comme cela sur un coin de feuille et puis un jour je les ai fait lire à des amis chasseurs qui ont trouvé cela sympathique. Finalement cela m'a donné envie de continuer et j'arrive maintenant à un manuscrit qui fait environ 150 pages soit à peu prêt la moitié du livre.
Une fois terminé celui-ci devrait avoir environ 300 pages et comporter une vingtaine de petits récits. Si cela marche, j'ai même pensé à une suite qui sera non plus basé sur mon expérience personnelle mais plus sur celle d'autres chasseurs.
Je me permettrais alors à ce moment de vous demander de me raconter si vous le désirez vos plus belle journée de chasse de façon à les immortaliser sur un morceau de papier. Razz 

Pour le plaisir, je vous livre un petit chapitre :



DAISY

Ce matin, l'aube se lève au milieu d'un épais brouillard rendant la visibilité à seulement quelques mètres.
On dirait une immense nappe de coton où la nature se repose.
Je rejoint mon poste lorsqu'au détour du chemin un éclair orangé flashe au pied d'un arbre.
Arrivé à quelques mètres du sol, accroché à l'écorce d'un chêne, un écureuil roux m'épie mécontent d'avoir été dérangé dans sa quête de nourriture en prévision des jours plus froid.
Je poursuis mon chemin, admirant les longues bandes de brume accrochées aux branches des arbres me donnant l'impression de progresser dans un monde ouaté ou le froid vous transperce.
Bien que grelottant, je ne peux que m'émerveiller d'une nature en plein éveil.
Tous mes sens sont aux aguets et je peux entendre le murmure de la forêt.
Devinant ainsi le mouvement de certains animaux qui gagnent leurs repères après une virée nocturne alors que d'autres commencent leurs périples au gré des premières lueurs du jour.
Le vacarme sonore de la civilisation qui se lève me parvient du village situé à quelques kilomètres.
La bas se trouvent les gens pressés qui reprennent progressivement leurs activités journalières sans se douter que non loin d'eux, la nature peint une toile éphémère que nul artiste ne pourra égaler.
Je pense alors être privilégié de pouvoir admirer l'espace d'un instant ce spectacle.
Soudain, le son lointain d'un clocher me sort de ma torpeur.
J'entends alors mes compagnons se mettre en place avec plus ou moins de discrétion.
Je me dis que finalement , je ne suis peut être pas le seul à avoir la chance de pouvoir vivre ce moment.
Soudain, les premiers vols d'oiseaux passent au-dessus de la frondaison des arbres.
Ici un couple de corbeaux appelle ses congénères et là des canards colverts suivit de quelques sarcelles rejoignent un étang situé en bas du massif forestier.
La brume se lève pour faire place à une journée qui devrait être radieuse mais froide.
Maintenant, les premières lueurs du jour scintillent sur les perles de rosées accrochées aux toiles d'araignées en formant des milliers d'éclats lumineux comme de minuscules diamants.
Avec le jour, la gelée s'installe et le brouillard abandonne son monde de coton au profit d'une immensité blanche ou l'on peut voir ici et là quelques stalactites suspendus aux branches des arbres.
Bien que l'on soit au mois de novembre, j'ai l'impression de me retrouver dans une carte de noël ou de fin d'année.
Le vol bleu d'une vingtaine de palombes vient faire entendre le souffle du battement de leurs ailes  au-dessus de ma tête.
Enfin, j'arrive à mon poste et je peux charger ma carabine.
Je me trouve au pied d'un bouquet de frênes où trône en son centre un vieux chêne dont le tronc dépasse le mètre.
Non loin de là, un alisier torminal lance ses branches à l'assaut du ciel.
J'admire pendant quelques instants cet arbre si rare dont le bois rouge est exploité essentiellement pour l'exportation.
Je prend mes repères de tir et essaye de déterminer par quel chemin j'aurais peut-être l'occasion de voir déboucher le gibier si convoité.
Après quelques minutes, j'entends au loin le cri joyeux des chiens qui sentent que la traque va bientôt commencer.
Tout à coup, j'aperçois, entre les branches d'un buisson, un mouvement discret sur ma gauche.
Je distingue alors une frêle chevrette qui se dérobe avant le départ de la chasse en rejoignant la parcelle de bois d'à côté.
Elle se trouve à même pas dix mètres de ma position et ne m'a pas sentit.
Elle s'arrête inquiète et pointe ses deux longues oreilles en direction du jappement des chiens.
D'où je me tiens, je peux nettement distinguer ses grands yeux surmontés de longs cils et la tâche blanche située sous son cou qui ressort nettement de son pelage brun-gris.
On dirait une peluche!  Si je la trouvais dans un magasin de jouets, je l'achèterais sans hésitation.
Malgré le droit de tirer, je juge que ce jour serait à elle.
Au lieu de ma carabine, j'aurai préféré avoir mon appareil photo pour immortalisé cet instant.
Elle tourne alors la tête dans ma direction et me regarde.
Je lui chuchote « NE RESTE PAS LA! »
Surprise, elle ne bronche pas.
Ses deux grand yeux me semble figés dans les miens et tout à coup elle s'élance et disparaît dans les fourrés.
Heureux de cet instant, je lui souhaite au fond de moi de vivre le plus longtemps possible en espérant recroiser un jour ce regard.
Le coup de pibolle du départ de la chasse retentit enfin , me ramenant ainsi à la réalité.
Après quelques minutes, écoutant la voix des piqueux motivant leurs troupes à quatre pattes, une  lancée résonne en symphonie dans le sous-bois.
Des animaux sont sur pied et tentent de sortir de l'enceinte.
Un traqueur annonce alors «  A LA HOUE! » signalant ainsi qu'il s'agit de sangliers.
Les termes utilisés font références à l'outil moyenâgeux utilisé par les paysans pour battre les céréales mais également pour faire fuir les animaux qui ravageaient les cultures.
Ma carabine bien en main, je me prend à rêver que le sanglier de ma vie va sortir devant moi ou bien de triplé de bêtes rousses.
De temps à autres, on distingue un ferme roulant confirmant que les chiens sont au contact des suidés.
La chasse se divise alors en deux indiquant qu'il y a plusieurs animaux.
Un premier tir suivit d'un second provient la ligne située sur ma droite.
Quelques secondes passent puis trois sonneries de trompe et un rigodon (tayautage) indique l'hallali d'un sanglier.
Le concert de jappements des chiens se poursuit prouvant que des animaux sont encore dans la traque.
Cependant, les aboiements s'éloignent de mon poste et repartent en retour.
Soudain le froissement discret de feuilles gelées me provient de derrière le gros chêne.
Un léger frisson me parcours la colonne et l'adrénaline me monte à la tête.
Je ne sent plus le froid et je me fais le plus petit possible pour ne pas être détecté par la bête qui approche.
Tout à coup, un énorme lièvre de bois surgit du pied de l'arbre centenaire et manque de me passer sur les bottes.
Il disparaît rapidement emportant avec lui mes espoirs de voir enfin un sanglier.
Les claquements sourds de fusils et de carabines  résonnent de la ligne en retour et quelques coups de cornes indiquent que plusieurs sangliers ont été abattus ainsi qu'un chevreuil.
Les chiens ont finalement sauté de l'autre côté de la traque et se retrouvent sur la parcelle de bois  suivante.
La fin de chasse est proche et je n'entend plus que la voix aiguë d'une très jeune chienne nommée Daisy qui résonne dans l'enceinte.
Celle-ci a environ huit mois et n'a certainement pas pu suivre le restant de la meute.
Cependant, l'expérience m'a appris à être prudent dans ce genre de situation d'autant plus que dans la voix qui m'arrive, il y a comme une certaine hargne et non le genre d'aboiement d'un chien perdu.
J'entends les piqueux arrivés sur la ligne de fin de traque et je n'attends plus que les trois coups de fin chasse soient sonnés.
Malgré cela la petite chienne remonte droit sur moi et ses cris m'intriguent réellement.
Tout à coup, un craquement de branche provient du buisson au pied de l'alisier et résonne dans mes oreilles.
Je serre ma carabine contre moi quant je vois surgir une masse noire et grise d'un bouquet de noisetiers à environ vingt cinq mètres.
Juste derrière, la petite chienne essaye d'attraper un jarret de ce gros sanglier.
Celui-ci stoppe alors net, fais volte face et  la charge violemment.
Je peux alors distinguer de grandes défenses qui sortent de sa mâchoire.
Je place le point rouge de mon ampoint sur ce gros keiler mais malheureusement, il se retrouve « en cul » et  je risque de blesser la petite Daisy.
Le poil hérissé lui donnant d'autant plus l'impression de puissance, il se jette sur le chien qui ne doit peser tout au plus quatre ou cinq kilos.
Rapide comme l'éclair, elle esquive la charge et se retrouve sous l'animal puis l'attrape à une patte arrière.
Fou de rage, le sanglier fais demi-tour et envoie bouler son adversaire à quelques mètres de là.
Impuissant, j'assiste à la scène ne pouvant qu'admirer cette petite boule de poils qui réagit comme le plus aguerri des chiens.
Ma carabine bien fichée au creux de mon épaule, je laisse le sanglier reprendre sa course et s'approcher droit sur moi.
Tout à coup, il bifurque et me passe en plein travers à environ une quinzaine de mètres.
Je place le point rouge de ma « HK » au défaut de l'épaule et presse la détente.
Le coup de feu claque comme un coup de tonnerre et, comme si rien ne c'était passé, sans avoir accusé le moindre coup, le sanglier continue sa course.
Je reprend ma visée et tire ma seconde cartouche.
A nouveau, rien ne se passe et la bête se retrouve alors à environ quarante mètres en trois quart arrière.
Je lâche alors mon dernier coup et je vois le sanglier continuer sa course.
Derrière moi, la parcelle de bois est clairsemée me laissant un  grand champ de tir.
Je récupère une cartouche au fond de ma poche et tente de l'introduire dans la chambre de ma carabine.
Malheureusement, avec mes gants, la munition m'échappe et tombe à mes pieds.
Je me maudit, peste après mes gants et insulte ma carabine puis je regarde s'éloigner ce si beau sanglier poursuivit par la chienne.
Celui-ci fait alors encore une cinquantaine de mètres et s'écroule.
Étant le seul sur ce secteur, je m'empresse de rejoindre la petite Daisy qui bien que fatiguée, mord hargneusement le sanglier qui gît sur le côté.
Tremblotant je sort ma pibolle et sonne la fin du Keiler.
Je cueille alors une petite branche de chêne et je place cette « brisée » dans sa mâchoire.
je rend ainsi les honneurs à ce grand solitaire en lui donnant son dernier repas.
Quelques brèves minutes passent et la fin de chasse est annoncée.
En attendant mes compagnons, je relève mes tirs.
La première balle est bien placée au défaut de l'épaule, la seconde juste en dessous de la colonne et je ne trouve pas la troisième.
De retour au rendez-vous de chasse, nous retrouvons cette dernière dans une patte arrière.
Ce magnifique animal fait le poids honorable de 103 kilos.
Quant à son âge, il est difficile de le dire car il n'a que très peu de graisse au contraire de certains sangliers que l'on trouve dans nos régions.
Cela laisse supposer qu'il s'agit certainement d'un solitaire qui se déplaçait beaucoup à la différence de la plupart des sangliers qui selon une étude se font tuer dans un  rayon d'environ  huit kilomètres du  lieu de naissances.
Aux termes de cette journée, le tableau sera d'un brocard et de quatre sangliers allant de soixante dix huit à cent dix kilos.
Quelle journée mémorable!!
Quant à la petite Daisy, elle est devenue une chienne incroyable avec une préférence pour le cervidé.
Son maître à eu l'occasion de la voir  plusieurs fois accrochée à un cerf ou un sanglier.
Quelques années ont passées et pendant une battue aux chevreuils, j'ai à nouveau tué un sanglier de soixante quatorze kilos dans les mêmes conditions.
Il tombera en plaine à cent cinquante mètres de moi environ.
La seule différence, c'est que ma carabine était une Rémington 7400 en 280RM.
Depuis, je suis passé à une carabine avec un calibre supérieur c'est à dire le 300WM.
Et à ce jour, j'espère toujours de voir le grand sanglier de ma vie.



N'hésitez pas à me donner votre avis, cela m'aidera dans mes prochaines rédactions Wink 

Merci,

Amicalement GIBUS
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Re: Votre avis sur mon livre

Message  Marlin LSG le Jeu 1 Mai - 22:46

J'ai passé un agréable moment à te suivre dans cette histoire de chasse, j'avais l'impréssion d'être à ta place et de ressentir les mêmes émotions.
La seule remarque que je puisse te faire en négatif, c'est sur le descriptif du paysage et du temps, je suis comme toi, j'aime bien détaillé pour mettre mes "lecteurs" au plus près de la réalité mais je pense que pour un livre il faut faire plus léger afin de ne pas rendre un début d'histoire monotone par ces descriptifs .

Merci Gibus pour ce bon moment  Wink 

Marlin LSG
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Re: Votre avis sur mon livre

Message  GIBUS le Jeu 1 Mai - 23:34

Merci beaucoup Marlin,

Je vais alléger ce passage et développer un peu plus la partie chasse.
C'est vrai que j'ai tendance à un peu trop m'attarder sur la partie descriptif du paysage. J'ai voulu peut être mettre un peu trop de rêve avant de passé à l'essentiel. Et puis comme tout écrivain, souvent on veut rajouter un plus de frappes au manuscrit sachant qu'il faut environ 600 000 caractères pour faire un livres d'environ 300 pages. C'est souvent au détriment du récit, d'où l'importance d'avoir des avis avant d'envoyer le manuscrit à l'éditeur sous peine de le voir refusé.

Merci encore. Wink 

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Message  barbu84 le Ven 2 Mai - 6:42

terrible quand la carabine est vide et que la cartouche ne veut pas sortir de la cartouchiere et que l on voit le sanglier s eloigner.on a l impression d y etre.merci pour ce bon moment
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Re: Votre avis sur mon livre

Message  barbu84 le Lun 7 Juil - 9:58

bonjour gibus ou en es-tu de ton livre?un autre petit passage nous ferait plaisir.en esperant te lire bientot.a+
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